Les régulateurs européens des jeux d'argent privilégient l'identification des opérateurs de paris illégaux lors de la prochaine Coupe du monde de la FIFA. Les autorités en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ont adapté leur communication pour répondre à l'activité du marché non agréée.
Historiquement, les communications pré-tournoi se concentraient sur les préjudices aux consommateurs et les limites publicitaires au sein des secteurs agréés. L'approche actuelle met en évidence la menace des marchés de prédiction, des affiliés illégaux et du recrutement sur le marché noir. Les régulateurs considèrent désormais la maîtrise des opérateurs non agréés comme un objectif principal.
Risques structurels et canalisation
Ismail Vali, président de Gaming Compliance International, décrit cela comme une évolution de l'évaluation des risques. Alors que les opérateurs agréés restent visibles, le jeu illégal représente une menace structurelle pour le marché. Vali souligne que les outils de jeu responsable, tels que les systèmes d'auto-exclusion, ne fonctionnent que si les consommateurs restent dans le système régulé.
Le régulateur français, l'ANJ, a spécifiquement signalé l'influence des affiliés illégaux. Parallèlement, le régulateur néerlandais, le KSA, a intensifié la supervision de la publicité dans les secteurs légaux et illégaux. Les organisations de l'industrie britannique surveillent les opérateurs non agréés tentant de recruter des utilisateurs pendant le tournoi.
Les cycles réglementaires précédents se concentraient sur les opérateurs agréés car les données et l'application de la conformité étaient plus accessibles. La stratégie actuelle intègre les garanties des consommateurs avec la canalisation du marché pour empêcher la migration vers des plateformes non régulées.