Le sénateur italien Paolo Marcheschi a présenté le projet de loi 1902 pour imposer une taxe de 2 % sur les paris sportifs nationaux. Cette mesure vise à générer 230 millions d'euros par an pour la Fédération italienne de football à partir de 2027.
La législation s'applique à tous les paris placés sur les matchs organisés par la FIGC, couvrant à la fois les ligues professionnelles et amateurs. Les opérateurs agréés doivent transférer les fonds à la fédération trimestriellement. Pour garantir que la mesure reste neutre en termes de revenus pour les entreprises, la nouvelle taxe sera compensée par une réduction de la taxe PREU existante sur les paris à cote fixe sur le football.
Cette proposition présente une alternative à la réintroduction de la publicité pour les jeux d'argent, interdite depuis 2019.
Allocation des fonds et supervision
Les fonds seront distribués selon des pourcentages stricts. Au moins 50 % sont destinés au développement des jeunes, y compris les infrastructures et les programmes de formation féminine. Les initiatives sociales, telles que la prévention des dommages liés aux jeux d'argent, recevront 30 % des recettes.
Les 20 % restants soutiennent le football féminin et le secteur amateur de base.
Le Ministère de l'Économie et des Finances établira des procédures de paiement et de reporting spécifiques dans les six mois suivant l'entrée en vigueur. La FIGC doit soumettre un rapport annuel certifié au bureau du Premier ministre détaillant l'utilisation des fonds. La proposition suit l'échec de l'équipe nationale à se qualifier pour la Coupe du monde, ce qui a provoqué un examen du financement sportif.
Auparavant, l'Italie avait introduit une taxe d'urgence de 0,5 % sur les paris sportifs pendant la pandémie pour soutenir la relance économique. L'ancien président de la FIGC, Gabriele Gravina, soutient cette initiative. Le projet de loi définit la taxe comme un mécanisme pour un écosystème autosuffisant plutôt que comme une aide d'État.